Bonsoir,
Après avoir essayé a plusieurs reprise, sans succès, de maintenir un blog plus de 3 mois, j’ai décidé de re-tenter le coup…
Pourquoi?
Et bien tout d’abord pour moi. Ecrire m’a toujours permis de faire le point, me relaxer, analyser ma situation sous un autre angle. Le simple fait de coucher par écrit ses pensées oblige à les organiser et a les revoir.
Je vis en ce moment quelque chose d’assez étrange, quelque chose que je n’avais jamais ressentit auparavant.
C’est difficile à décrire mais je vais quand même essayer:
Depuis un certain temps déjà, le monde est pour moi, gris. D’un ennui pesant, sans couleurs, saveurs ni odeurs. Les petits moments de bonheur, car il y en a heureusement, sont très vite noyé dans le flot terne du quotidien et de la morosité.
Mais ça, je peux faire avec. Il est tout a fait normal de ressentir de l’ennui dans le quotidien, et de retenir le malheur plutôt que le bonheur…
Ce n’est pas ça qui est nouveau.
Ce qui est nouveau pour moi, c’est que la situation a, pour une raison que je ne saurais expliquer moi-même, quelque peu changé.
Vous connaissez tous ce que l’on ressent pendant une petite déprime: on est fatigué, on perd toute volonté, on tourne en rond en se remémorant ce qui nous a mis dans cet état. Ce sentiment finit par passer avec le temps, même si ça peut être long.
Et bien là, c’est a peu près pareil, mais en plus fort.
Si je devais le décrire avec des mots qui effrayent, je dirait que je suis dans une phase qui précède la dépression. Juste à la limite.
Je parle ici de la maladie bien sûr.
Dit comme ça, ça peut faire peur, et pourtant, c’est bien à ça que ça ressemble.
Un des changements notables et qui m’a alerté, est la perte d’appétit. Depuis 2 mois, je n’ai plus faim, ou alors très rarement. Même en ne mangeant qu’une pomme de toute la journée je n’aurais pas faim.
J’ai de plus en plus de mal a me lever le matin. D’un coté il est vrai que je suis fatigué, ça fait des semaines que je n’ai pas pu dormir plus de 6h, mais le problème vient surtout d’un manque de volonté.
Le simple fait de penser a la journée qui m’attend m’angoisse. Je ne me sent plus a la hauteur d’affronter la morosité du quotidient.
Je suis et je me sent fragile.
Malheureusement je ne peux pas me permettre de manquer les cours chaque fois que ça arrive, ni de prendre une semaine de repos. Alors je me fait violence, je lutte, et croyez-moi, le mot est faible. Lutter contre son réveil parce qu’on aimerai rester au chaud encore quelques minutes, ça n’a rien a voir a coté.
Mais au bout d’un moment, je n’y arrive plus, si bien que je suis obligé de renoncer, et de prendre ma matinée, avec les conséquences désastreuses que ça implique. Et même ça ne suffit pas, car il me suffit de penser aux cours que je suis en train de manquer et au travail que je devrait rattraper pour que je recommence a angoisser.
Plus grand chose n’a d’intérêt maintenant, il n’y a que cette omniprésente fatigue physique et morale. Un fardeau invisible, venant de je ne sais où, mais qui pèse…
Pour l’instant je tiens le coup, je lutte pour maintenir la tête hors de l’eau.
Reste a voir comment cela va finir.
Il se pourrait bien que j’arrive a m’en sortir, que cette sensation parte aussi mystérieusement qu’elle est venue.
Il se pourrait aussi que ça s’aggrave, et a ce moment là il faudra faire quelque chose, faire un break, consulter, j’en sait rien.
En attendant, tout ce que je peux faire, c’est analyser la situation de l’intérieur, essayer de comprendre rationnellement, le coucher par écrit…
Je tiens a rassurer ceux qui me lisent, je sait que présenté comme ça, le tableau peut paraitre bien noir, mais je tiens le coup, tant que j’écrirai et que je continuerai a aller en cours tous les jours, c’est qu’il n’y a pas a s’inquiéter…
C’est pour partager cette expérience très particulière que j’ai choisi de ré-ouvrir un blog.
En plus j’ai appris récemment que non seulement mes précédents blogs n’étaient pas si déserts que je ne le pensait, mais qu’en plus ma façon d’écrire était appréciée.
Et ça, ça fait plaisir.
C’est sur cette note positive que je terminerai ce soir.
Je vais me coucher en essayant de ne pas penser a la dure journée qui m’attend demain… Zut, trop tard.