Claques et bonnes résolutions

Aujourd’hui, mon équipe de projet, dont je suis le chef, m’a tenu tête. On pourrait dire plus que ça, ils m’ont carrément mis une claque… Et ils ont bien fait.

Je suis rassuré de voir qu’ils ont réagit par eux-même pour redresser la barre avant que le projet ne parte à la dérive.

Je vous explique rapidement la situation:Nous avons un gros projet informatique de 3 mois, sur lequel on doit simuler une vrai étude de cas: équipe de 5, Manager de projet (moi), un client, un patron, l’analyse, la conception et la programmation sont a faire, avec des rapports à rendre au client régulièrement.
L’exercice est en lui-même extremement interessant et je regrette qu’on en ai pas eu d’autres comme ça. Il y a énormément de travail a fournir, pour les 3/4 en dehors des heures de cours.

Jusque là tout allait bien. Le problème, c’est que je n’ai pas réussi à etre a la hauteur de mon rôle de manager, je n’ai pas réussi a suffisament répartir les tâches entre les membres de l’équipe. Non. Pire. Je n’ai tout simplement pas réussi à déléguer le travail.
Commander des personnes n’est pas anodin. Certaines personnes y arrivent mieux que d’autres, et moi, avec ma nature de chamalow (on y reviendra), j’ai du mal.

Au final, je me suis retrouvé a quasiment tout faire moi-même, avec le stress, le manque de temps et la surcharge de travail que ça implique.

Le problème ne vient pas de mon équipe, ils étaient largement capables de faire le travail demandé, mieux que moi peut-etre même.

Le problème,  c’est que quand on ne se fait pas confiance soit-même, on ne peux pas faire confiance aux autres non plus. Ils méritent cette confiance pourtant, mais comme on sait qu’on est faillible (surtout moi en ce moment), on se dit que les autres doivent l’être aussi.

En plus de ça vient se grefer mon angoisse démesurée de tout foirer, ce qui fait que je relit tout ce que fait mon équipe, et fini, irrémédiablement, par corriger moi-même ce qui doit l’être, alors que ce n’est pas mon travail.

Il y a surement, inconsciemment, un désir d’autoflagélation qui m’est si familier, dans le fait de m’attribuer 5 fois plus de travail que nécessaire.
Toujours ce sentiment de « j’ai merdé, c’est a moi de le corriger », c’est _ma_ responsabilité, une lourde responsabilité.

Heureusement, j’ai une équipe formidable qui ne supporte pas de rester à ne rien faire et qui m’exige du boulot. On a fait le point, ça nous a pris une heure mais c’était plus que nécessaire.

J’espère maintenant, avec leur appui, réussir à être à la hauteur de mon rôle. Ca commence plutôt bien, esperont que ça continue.

C’est peut-être le fardeau en moins qu’il me fallait après tout, on verra…

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